Des coutumes héritées, revisitées, transmises : le cycle du vivant
Les fêtes du village : miroir du temps et forum de l’échange
Chaque année, plusieurs événements rassemblent la communauté. La fête patronale de la Sainte-Anne, traditionnellement célébrée fin juillet, reste un point d’orgue où anciens du village comme nouveaux arrivants se retrouvent. On s’y régale de daube cuisinée en commun, on danse, on joue à la pétanque sous les platanes, et, surtout, on écoute les “vieux” raconter comment, autrefois, le bal avait failli être annulé à cause d’un orage mémorable. Ces anecdotes deviennent le socle d’une mémoire collective.
D’après un article du journal Nice-Matin (édition 2023), plus de 250 personnes participent chaque année à la procession et aux festivités de la Sainte-Anne, un chiffre considérable pour un village de cette taille. Cet engagement illustre l’importance de la fête comme moment privilégié de transmission.
Le Carnaval de l’enfant et l’apprentissage par le jeu
Le Carnaval, autre rendez-vous cher au village, donne aux enfants la possibilité de revêtir costumes et masques inspirés d’histoires locales. Les déguisements fabriqués à la maison font la part belle à l'imagination et au recyclage : vieux draps transformés en toges, cartons découpés en couronnes. L’apprentissage des chants en niçois ou en occitan se mêle à la découverte de la sonorité du galoubet, petite flûte provençale, et du tambourin. Sur la place, parents, enseignants et bénévoles créent un espace où le “faire ensemble” prend tout son sens.
La transmission ici passe moins par la parole que par le geste, le jeu, la répétition. L’enfant n’est pas seulement spectateur, il devient porte-flambeau, acteur d’une tradition qui se transforme à son contact.