Décors et mobilier : l’expression d’un art simple et populaire
Peintures murales et leur histoire
Contrairement à d’autres chapelles du Comté, Saint-Roch à Villars ne se distingue pas par le foisonnement des fresques (sources : Base Palissy, ministère de la Culture). Néanmoins, on observe dans l’abside un décor peint daté du XVIIIe siècle, restauré dans les années 1980 grâce à une souscription locale. Ces modestes ornementations révèlent des couleurs pastels, des motifs floraux évoquant la nature alentour, et, au centre, la figure de saint Roch – bâton de pèlerin en main, accompagné du traditionnel chien. Cette iconographie est constante dans le haut-pays niçois, mais ici, elle s’enrichit de détails anecdotiques : la montagne en toile de fond et un petit village stylisé, qui ne laisse guère de doute sur l’attachement au terroir.
Selon les témoignages recensés dans le recueil Villars-sur-Var et son patrimoine (Jean-Pierre Vassallo, 1995), certains habitants y voient aussi la trace d’anciens rituels.
Un autel austère mais symbolique
L’autel de la chapelle, réalisé en pierre locale, conserve la sobriété de l’art roman tardif. Pas de dorure ni de marbre importé, mais la présence discrète d’un reliquaire, autrefois scellé dans la pierre et aujourd’hui conservé dans la sacristie de l’église Saint-Jean-Baptiste. À noter : sur le devant de l'autel, une petite niche accueillait un ex-voto, témoignage visible des grandes pestes du XVIIIe siècle qui frappèrent la région.